l'Harmattan Solidaire
retour à la page d'accueil les équipes découvrez nos voyages les actions de développement et humanitaires les photos contactez-nous
 

Téléchargez ici une version imprimable de cette page au format -Adobe.pdf-)



Fantastique trek de plus de 9 jours de marche, dans la falaise de Bandiagara, mais aussi sur le plateau, là où la vue porte loin et où la brise de l'altitude et le bon rocher facilitent la marche. Chaque jour de nouveaux décors, chaque jour de nouvelles surprises. Un voyage dans l'Afrique des traditions les plus anciennes, un périple inoubliable par sa chaleur humaine.

 



Afficher cet itinéraire sur une carte plus grande




POINTS FORTS :

- un rythme de marche adapté à la découverte tranquille de la région,
- une très bonne connaissance du terrain de votre guide,
- plus 9 jours de vrai trek pour une découverte approfondie du mode de vie Dogon.


EN RÉSUMÉ :

- Niveau de confort : rustique, excepté à Ouaga.
- Groupe : 5 à 10 participants maximum.
- Hébergement : campement, "chez l'habitant" et hôtel simple à Ouaga.
- Encadrement : guide dogon francophone, Abraham Témé ou un autre guide de notre équipe.
- Niveau de marche : 3 à 5 heures de marche par jour environ.
- Climat : environ 35° la journée et fraîcheur nocturne.




L'itinéraire jour par jour
Bon à savoir avant de vous inscrire
Les tarifs
Transport aérien
L'encadrement
Climat
L'hébergement
l'Eau
L''alimentation
L'électricité
Votre équipement
Les formalités administratives
Le budget et le change
La sécurité
Conseils sanitaires
Voyages et pollutions




PROGRAMME JOUR PAR JOUR :

Jour 1 : arrivée et accueil à l'aéroport de Ouagadougou, au Burkina Faso. Court transfert routier pour une première nuit chez l'habitant, dans un petit village.

Jour 2 : fin du transfert jusqu'à Néni, autre petit village du pied de la falaise de Bandiagara. Nuit en campement simple, au pied de la falaise.

Jour 3 : début de la randonnée par le fameux cirque de Banani que nous remontons jusqu'à Sangha. La falaise du cirque est couverte d'un impressionnant ensemble d'habitations troglodytes.
Déjeuner à Sangha. Puis suite de l'itinéraire sur le plateau, à travers champs, jusqu'à Dâ.
Nuit à Dâ, en campement.

Jour 4 : Marche sur le plateau. Halte devant de très anciennes habitations troglodytes tellem. Le sentier suit ensuite une impressionnante et profonde faille pour reprendre pied sur la plaine. Déjeuner au village de Tiogou, village animiste. L'après-midi traversée des champs de mil pour rejoindre Yendouma. Nuit en campement communautaire (le revenu est reversé dans une caisse villageoise).

Jour 5 : de Yendouma nous traverserons 4 des quartiers de Koundou, dont 3 sont posés à mi-falaise et offrent de beaux paysages sur la plaine.
Déjeuner au pied de la falaise. L'après-midi, visite du village (nombreux sculpteurs) et balade sur la dune de sable orange. Dîner et nuit au campement.

Jour 6 : belle étape. Départ pour la petite montagne de Youga qui cache 3 très beaux villages du pays Dogon à l'architecture assez extraordinaire : Youga Nâ puis Youga Dougourou d'où part chaque 60 ans la fameuse fête du Sigui (déjeuner) et enfin Youga Piri où nous dormons. L'après-midi nous traversons le sommet plat de cette montagne qui constitue un belvédère à 360° sur les environs.

Jour 7 : nous rejoignons le bas de la falaise, traversons la plaine et atteignons le village d'Atô. Visite de ce village avant d'aller pique-niquer à Sobo. L'après-midi courte marche pour rejoindre un hameau secret à la très préservée architecture tellem. Nuit chez l'habitant.

Jour 8 : nous marchons toujours sur le plateau, traversons une profonde faille pour rejoindre le village des tisserands de Kaoli. Déjeuner.
C'est par un bon sentier que nous descendons la falaise pour venir dormir à Damassongo (belles cases à palabres). Nuit en campement communautaire.

Jour 9 : nous suivons un petit chemin qui nous amène à la mare aux caïmans d'Ogol Pépé (difficiles à voir quand même), puis traversée du village de Yanda. Halte à la maison du Hogon. C'est au fond d'une profonde faille que nous pique-niquons, prés d'une source. Fin de la montée pour prendre pied sur le plateau. Nuit à Kamelou, village du "bout du monde", en campement communautaire.

Jour 10 : nous passons la journée dans le village pour partager avec les villageois le quotidien. Nous irons dans les champs nous essayer à l'agriculture locale ou cueillir des fruits sauvages. Nuit en campement.

Jour 11 : : le matin, nous quittons ce village et marchons jusqu'au village de Bédié spécialisé dans la réduction des fractures. Visite de l'hôpital et pique-nique. L'après-midi, nous descendons en bas de la falaise pour atteindre Irébane où est situé le campement communautaire où nous dormirons.

Jour 12 : marche vers le nord, sur le plateau. Nous nous éloignons encore de la civilisation. Pique-nique sous les manguiers, prés des cascades. Visite du village de Kassa (belle place du marché plantée de gigantesque fromagers) et nuit à l'école du village.

Jour 13 : dernier jour en pays Dogon. Pour cette dernière étape nous marchons à travers champs jusqu'au barrage de Bamba-Déguéré où nous attendent les véhicules. Pique-nique avant le transfert routier pour la ville frontière de Koro. Nuit en auberge.

Jour 14 : transfert routier Koro - Ouagadougou que nous atteignons en fin d'après-midi. Dîner et nuit en hôtel simple et chambres ventilées.

Jour 15 : en fonction des horaires d'avion, visite de la ville et derniers achats ou vol retour pour la France.


Notez bien : le programme des jours 1 et 2 puis 13, 14 et 15 peuvent subir des modifications en fonction des horaires d'avion.



TARIFS :

786 euros par personne pour un groupe de 5 à 10 personnes
dont 31,44 euros de participation aux projets de développement.

Nous pouvons organiser ce voyage pour 2 personnes.
Tarif pour 2 personnes :
1.365 euros par personne
dont 54,60 euros par personne de participation aux projets de développement.

Ces tarifs comprennent :
- 4% de participation aux projets de développement et humanitaires,
- tous les repas, préparés par le guide pour 2 ou 3 personnes, un cuisinier à partir de 4 personne et un aide-cuisinier à partir de la 5ème personne et pendant toute la durée du trek. Restaurant entre Ouaga et le pays Dogon. Les cuisiniers et leurs aides possèdent le Brevet National de Secouriste délivré par la Croix-Rouge malienne.
- tous transports en mini-bus entre Ouagadougou et Néni le jour 1 puis entre Bamba, Koro et Ouagadougou les jours 14 et 15, chauffeur, taxes et carburant inclus,
- tous les hébergements dont hôtel à Ouaga, campements simples ou chez l'habitant en pays Dogon avec au minimim un seau d'eau et un gobelet chaque soir,
- si nécessaire, tentes-moustiquaires double porte, 3 places pour 2 personnes, lavées à chaque fin de circuit,
- matelas en mousse 8 cm avec housse dessous plastique et dessus coton, lavée à chaque fin de circuit,
- drap housse individuel fourni, lavé à chaque fin de circuit,
- le transport de vos sacs pendant la randonnée,
- téléphone satellite pour les cas d'urgence,
- guide malien francophone possédant le Brevet National de Secouriste,

Ces tarifs ne comprennent pas :
- les frais de visas,
- billet d’avion et taxes aériennes,
- les boissons,
- les pourboires d’usages,
- l’assurance-voyage,
- l'entrée dans les sites et musées,
- les dépenses à caractère personnel,
- toute autre dépense ne figurant pas dans la rubrique "Ces tarifs comprennent"



TRANSPORT AÉRIEN :

Sous certaines conditions, nous pouvons si vous le désirez réserver pour vous vos billets d'avion (en fonction des disponibilités) entre la France et le Burkina Faso. Nous contacter.



REMARQUE VALABLE POUR L'ENSEMBLE DE NOS PROGRAMMES :

Étant donné les spécificités de nos programmes et en fonction selon le cas, des horaires définitifs d’avion, de la météorologie et des impondérables humains et techniques inhérents à nos voyages, nous pourrons être amenés, en cas de nécessité, à effectuer des changements d’itinéraires ou de prestation.



BON À SAVOIR AVANT DE VOUS INSCRIRE :

Les voyages que nous vous proposons s'adressent à des personnes possédant un esprit "robinson-campeur" particulièrement développé, privilégiant la valeur des rencontres, les paysages, un total dépaysement, plutôt que les éléments matériels du voyage, le confort par exemple. Comparé à l'Occident, n'oubliez pas que nos pays sont matériellement démunis d'à peu prés tout. Notre culture est également fort différente de la votre. Ce sera à vous à vous adapter.
Si ces réalités sont sources d'enrichissement, de remise en cause, d'échanges fructueux pour la plupart d'entre vous ils ne conviennent pas à tous. Si votre désir de confort prime sur vos envies de découvertes, vous trouverez sans doute chez nos confrères un voyage adapté à vos attentes.



HÉBERGEMENT :

Campement en pays Dogon : un campement est une structure légère d'accueil touristique possédant au minimum une paillotte pour s'abriter du soleil, un coin douche (un seau d'eau et un gobelet sont fournis chaque jour), des toilettes sommaires, et de petites chambres utilisées en cas de pluies.
Hôtel à Ouagadougou : hôtel simple, central, avec chambres doubles ventilées.



L'EAU :

Elle ne manque pas mais demande toujours quelques efforts pour la puiser (ce qui constitue parfois une source de revenu). Bien qu'elle soit généralement d'assez bonne qualité, il convient de la traiter (voir plus bas "Conseils Sanitaires".



L'ALIMENTATION :

Pensez que les personnes qui auront en charge votre séjour sont pour la plupart issus de la brousse malienne, et de ce fait mangent tout au long de l'année une nourriture simple et répétitive... Les ressources du pays en matière culinaire sont dans tous les cas limitées. Dans les coulisses de la logistique, votre équipe malienne déploie des efforts importants pour vous procurer du pain par exemple (aliment de luxe et relativement rare en Pays Dogon) ou de la viande (habituellement réservée aux jours de fête ou aux familles aisées). Les repas seront donc dans tous les cas simples et sans imagination excessive. Vous pouvez amenés - et nous vous le conseillons - des compléments tels que barre de céréales, fruits secs etc. Certains pensent qu'il faudrait manger "local", manger comme les dogons par exemple. C'est là une épreuve que nous n'envisageons pas de vous imposer... mais une dégustation de tô ne se refuse pas !



ÉLECTRICITÉ :

220 V. Prises européennes à 2 fiches rondes. À Yendouma, vous pouvez contre rétribution, utiliser les groupes électrogènes des villageois pour recharger vos batteries.



PHOTO / VIDÉO :

- peu de pellicules à vendre excepté dans les grandes villes; il vaut mieux que vous ameniez vos films depuis l'Europe.
- conditionnez votre matériel dans des sacs étanches pour le protéger de la pluie et de la poussière.



ÉQUIPEMENT :

- grand sac de voyage souple et solide. Sur ce type de voyage les valises ou les gros sacs avec un système de roulettes important ne sont pas du tout adaptés. Le portage est laissé à notre initiative et réalisé soit par des ânes soit par des porteurs.
Vous ferez en sorte que ce grand sac soit votre unique bagage (sauf bagage à main, voir plus loin), qu'il contienne tout ce dont vous aurez besoin pendant votre randonnée, et il ne devrait pas dépasser un poids de 10 à 12 kg. Par ailleurs, prévoyez un petit sac à dos "journée" de 30 ou 35 litres qui s'avérera très utile pendant le voyage comme bagage à main et pendant la randonnée pour y mettre tout ce dont vous aurez besoin dans la journée,
- Un sac de couchage ordinaire ou mi-saison,
- Pour la journée, vêtements légers en coton en évitant les shorts et jupes ultra courtes qui ne sont ni de mise, ni adaptés dans ce pays,
- Couvre chef (chapeau, casquette...), lunettes de soleil, crème de protection solaire et stick hydratant pour les lèvres,
- De juin à mi-octobre, poncho ou cape imperméable de randonnée, il sera suffisamment ample pour abriter votre sac à dos et éventuellement bâton de randonnée télescopique,
- Chaussures de randonnées légères mais montantes, à semelles semi rigides. Et sandalettes pour le soir,
- Pour l’eau, avoir au minimum une gourde d'au moins un litre, plus une autre bouteille vide (celles ayant contenu une boisson gazeuse, incassables, sont adaptées). Vous boirez ainsi l'eau d'une des gourdes pendant que l'autre sera en cours de traitement (voir plus loin "Conseils sanitaires"),
- Couteau (à placer dans votre bagage «soute» au moment du transport aérien comme tout objet pouvant blesser tels les ciseaux ou les limes à ongles, les aiguilles...), une lampe de poche avec piles (ou mieux lampe frontale), papier hygiénique.

Dans tous les cas, allégez votre sac au maximum (12 kilos devraient suffire) afin de limiter les consommations de carburant (en avion et en voiture) et participer ainsi à la limitation des émissions de gaz à effet de serre.



ENCADREMENT :

Tous les membres de l'équipe malienne, guides mais aussi cuisiniers, chauffeurs, piroguiers seront toujours extraordinairement chaleureux et attentifs à vous ce qui compensera d'éventuelles improvisations, improvisations qui font d'ailleurs partie chez nous d'un art de vivre...
Nos guides sont pour la plupart issus de la brousse dogon et sont avant tout des agriculteurs. De ce fait, ils connaissent parfaitement le milieu Dogon puisqu'ils sont chez eux, ce qui est aussi le gage pour vous d'être particulièrement bien introduits. Ils possèdent à la fois un niveau de français correct, des capacités physiques adaptées à l'encadrement de randonnées accompagnées, une excellente moralité.
Enfin, la grande majorité des guides, des cuisiniers et de leurs aides possèdent le Brevet de Secouriste délivré par la Croix-Rouge Malienne.



FORMALITÉS ADMINISTRATIVES :

Les informations qui suivent sont données à titre indicatif. Il est recommandé de les vérifier auprès des autorités consulaires, des changements ayant pu intervenir.

- Visa Burkinabé :
Vous devez déposer ou envoyer un dossier complet en recommandé avec accusé de réception comprenant :
1 - votre passeport valable 6 mois après la date de retour,
2 - 1 photo d'identité,
3 - un mandat-cash de 90 € pour les frais d'un visa multi-entrée court séjour,
4 - un formulaire de demande de visa dûment rempli et signé - [ à télécharger ici ] (au format Adobe .pdf) - Pour l'adresse demandée de votre hôtel au Burkina, indiquez "Le Pavillon Vert" à Ouaga,
5 - d’une enveloppe suffisamment timbrée en recommandé avec avis de réception portant votre adresse complète pour le retour.

Les services consulaires du Burkina Faso en France sont les suivants :
- Paris : Service Consulaire du Burkina Faso - M. Moussa Kabore Chef de Service
112 rue de Vaugirard - 75006, Paris
Tel : 01 53 86 01 00 - Site web : http://ambaburkina-fr.org
- Marseille : Service Consulaire du Burkina Faso - M. Michel FRUCTUS
3 Boulevard de LOUVAIN - 13008, Marseille
Tel : 06 12 08 34 13 - Site Web : http://www.consulat-burkina-marseille.org
- Lyon : Service Consulaire du Burkina Faso - M. Grollemund
38, av. Maréchal de Saxe - 69006, Lyon
Tel : 04 72 74 27 50
- Rouen : Service Consulaire du Burkina Faso - M. Patrizio
66, Quai de Boiguilbert - 76 007 Rouen Cedex
Tel : 02 35 07 95 01 - Site Web : http://www.consulat-burkinafaso-rouen.fr
- Poitiers : Service Consulaire du Burkina Faso - M. Caudron
17, route de la lande 86 170, Avanton
Tel : 05 49 51 63 79
- Nice : Service Consulaire du Burkina Faso - M. Aicardi de St Paul
49, av. du Loup - 06270 Villeneuve- Loubet-Plage
Tel : 04 93 20 22 11 - Site Web : http://burkinafaso.coteazur.free.fr/

- Visa Malien :
Vous pouvez obtenir à votre passage à l'aéroport de Bamako ou à la frontière Burkinabé-Malienne, un visa de 1 mois. Prévoir 2 photos, et environ 30 €.

Vous pouvez aussi l'obtenir en France : vous devez envoyer en recommandé avec accusé de réception au Consulat Général du Mali à Paris 64, rue Pelleport 75020 Paris (Tél 01 48 07 85 85) un dossier complet contenant :
1 - votre passeport avec une page entière libre pour le visa,
2 - une photo d’identité,
3 - un chèque de 70 € pour les frais de visa,
4 - un formulaire de demande de visa dûment rempli et signé - [ à télécharger ici ] (au format Adobe .pdf),
5 - une enveloppe suffisamment timbrée en recommandé avec accusé de réception portant votre adresse complète pour le retour.

Site Web : http://www.ambamalifrance.fr/consulat-visa.php

- Vaccination fièvre jaune : elle est obligatoire et doit figurer sur un carnet international de vaccination. Un traitement anti-paludéen est par ailleurs fortement recommandé. Voir "Conseils sanitaires" plus bas.



BUDGET ET CHANGE :

Prévoyez environ 100 € de dépenses pour les 15 jours, plus si vous désirez acheter de l'artisanat. Pour cela prévoir des billets. Cartes bleues, chèques de voyage sont quasiment inutilisables dans ces pays. Le change sera réalisé à votre arrivée, soit dans la représentation bancaire présente en salle des arrivées à l'aéroport de Ougadougou, soit par votre guide.
L'unité monétaire est le Franc CFA : 1.000 Fcfa = 1,5 euros = 10 Francs Français = 1.000 Anciens Francs



CLIMAT :

Contrairement à ce que beaucoup pensent les températures, bien qu'élevées restent supportables,
excepté d'avril aux premières pluies, mois au cours desquels, elles peuvent être très élevées.
La moyenne des températures maximales mesurées sous abri est d'environ 33°C.
La nuit elles peuvent être fraîches, voir froides sur le fleuve.
En juin à septembre, c'est la saison des pluies. Elles ont généralement lieu tous les 4-10 jours.
Cela peut paraître peu mais une carte générale de la région vous montrera que nous sommes proches du Sahara et que le climat reste tout de même assez aride.
Ces pluies se manifestent par de fortes averses, parfois orageuses, ayant plutôt lieu en fin d'après-midi ou en soirée.



SÉCURITÉ :

Pour le voyageur, le Mali et le Burkina Faso possèdent la qualité rare d'être des pays très sûrs. Sans évidemment tenter le diable, vous pouvez, spécialement en brousse, laisser vos affaires sans surveillance en étant certain que personne n'y touchera.



CONSEILS SANITAIRES :

Votre pharmacie : Il est nécessaire de prévoir une pharmacie personnelle avec principalement :
- aspirine ou équivalent.
- prévoir d’éventuels ennuis gastriques en ayant avec soi Immodium + Ercefuryl (à prendre en association en cas de diarrhée). Une boîte de chaque est suffisante + Ultra levure en gélules (en prévention).
- antibiotique à large spectre,
- collyre désinfectant,
- lotion désinfectante (Eosine, Bétadine), compresses et sparadrap,
- Biafine pour les coups de soleil,
- vos médicaments personnels.
Les médicaments non utilisés pourront être déposés soit au dispensaire de Yendouma soit dans les mains de votre guide le dernier jour qui se chargera de les déposer dans les dispensaires.

- Pour désinfecter l'eau ou par sécurité avec de l’eau “en principe potable” (l'eau des villes est chlorée), prévoir des cachets de MICROPUR (il en existe plusieurs sortes avec des temps de purification plus ou moins longs) ou d'AQUATAB (action très rapide). Respectez impérativement leur mode d'emploi. Il existe également des petits filtres-gourde individuels (type Katadyne) pratiques mais peu économiques. Voir boutiques spécialisées (Vieux campeur, ...).
- Répulsif contre les moustiques spécial tropique. Nous conseillons INSECT ECRAN PEAU, ou encore 5/5 SPECIAL TROPIQUES. Ces produits sont en vente dans les pharmacies. Ceci étant dit, ces petits insectes piqueurs ne sont pas aussi nombreux que certains le pensent,

Vous pouvez aussi vérifier ou vous en êtes de vos vaccinations D.T. POLIO.



VOYAGES ET POLLUTIONS :

Nous savons que le tourisme peut être la cause de pollutions des sites, mais également et de manière plus insidieuse, cause de profondes et irréversibles modifications des sociétés qui vous accueillent... Voici ci-dessous quelques indications afin de mieux respecter la Nature, mais également ses Hommes et éviter ce que nous appelons les mauvaises bonnes actions.

Charité et mains tendues : NE DONNEZ PAS DE CADEAUX AUX ENFANTS.
RESPECTEZ LA DIGNITÉ HUMAINE.


Il est bien connu que ce qui est rare possède une grande valeur. Et vous amènerez dans vos poches, à coup sûr, tout un tas de choses bien rares dans les régions que vous traverserez. Au contact des populations, vous pourrez rendre de grands services en ne distribuant ni stylos, ni bonbons, ni pièces de monnaie... Ici au Mali comme dans d'autres pays économiquement pauvres, nous faisons le même constat : donner, c'est inciter les enfants à faire la manche, à déserter l'école. À ce jeu ils gagnent plus que leurs parents, finissent par ne plus les respecter, fait extrêmement destructurant pour la société africaine. Un simple bic dans un village perdu du plateau Dogon est un cadeau merveilleux qui corrompt très vite les esprits. Imaginez un moment, ce qui se passerait si des touristes à la peau noire distribuaient des jeux électroniques aux enfants des quartiers défavorisés des banlieues de l'Occident... et que cela se répète plusieurs fois par jour... Et puis les enfants grandissent, le sourire ne fait plus recette, et alors parfois, ils rackettent les plus petits, agressent les touristes qui ne donnent pas… Vous pensez que nous exagérons ? Malheureusement, nous en avons fait directement l’expérience... Et puis, les cahiers et les stylos ne manquent pas dans le pays. Techniquement ils sont adaptés au pays chauds (les stylos européens ne résistent pas longtemps au climat), et avec la même somme d'argent vous en achèteriez des quantités bien plus importantes dans le pays, tout en favorisant l'économie locale. Si ce désir de donner des petits cadeaux vous est irrésistible, nous vous conseillerons pour effectuer vos dons aux écoles, à des communautés, à des responsables ou aux personnes avec lesquelles vous avez été en rapport pendant plusieurs jours comme votre guide qui les déposera dans la structure appropriée. Et vous pouvez donner à profusion poignées de mains, sourires, paroles...

Médecine et soins : VOUS DEVEZ PROHIBER TOUT SOIN DIRECT À LA POPULATION.

Il est fréquent d’être sollicité pour des soins médicaux (médicaments pour le mal de tête, mal de ventre mais aussi pour de vilaines plaies infectées...) Seul un thérapeute africain, pouvant assurer un diagnostic et un suivi médical peut répondre à cette demande. Il est prudent de s'abstenir absolument de toute distribution de médicaments. Un "Doliprane" fait certes descendre la température mais il peut aussi retarder la visite au dispensaire d'un enfant impaludé. Ce qui peut avoir des conséquences dramatiques.
Enfin, en cas de décès de la personne qui aura reçu votre don, votre guide pourrait connaître, après votre départ, de graves problèmes. Par contre, sachez dire que vous n'êtes pas docteur, que vos médicaments vous sont nécessaires, et incitez le malade à se rendre dans un dispensaire où il recevra les soins adaptés. Ce qui est en fait la seule chose à faire.
Au contraire d'autres pays, le Mali ne manque pas de médicaments, mais à vrai dire les structures de santé sont récentes et les bonnes habitudes pas vraiment encore bien prises. La visite au dispensaire est souvent beaucoup trop tardive (comme parfois en Occident d'ailleurs). On met en avant le manque de moyens. C'est en partie vrai. Mais cela n'explique pas tout : une famille africaine, c'est souvent une bonne trentaine de personnes et la solidarité dans ces cas-là joue facilement. Et les médicaments sont largement subventionnés donc généralement à la portée de tous.
Enfin, lorsqu'ils sont périmés, la destruction de ces médicaments qui contiennent parfois des produits toxiques ne peut être réalisée dans des conditions adaptées.

Déchets : NE LAISSEZ PAS DE TRACES DE VOTRE PASSAGE

Vous veillerez à détruire ou remporter en France vos déchets : papiers, sacs plastiques, emballages... Les piles usagées de type alcalines sont redoutables pour l'environnement (elles sont heureusement rares en Afrique car trop onéreuses et sont généralement remplacées par des piles salines, nettement moins toxiques). Elles trouveront facilement une petite place dans votre bagage de retour pour la France. Privilégiez l'usage des piles sans métaux lourds (tels que mercure, cadmium…) ou des batteries rechargeables.
N’oubliez pas d'enterrer suffisamment les papiers hygiéniques et les “kleenex”. Il est également possible de les brûler mais cette solution est à bannir dans le cas de risque d'incendie, notamment sur les zones de pâturage où l'herbe sèche peut s'enflammer de manière extrêmement rapide. Sachez aussi que la culture du pays fait que l'on ne brûle jamais de déchets dans le feu qui sert à cuire les repas.
La déforestation est un drame écologique et économique pour la région que vous traverserez. Même si les randonnées n'en sont pas les agents principaux, l'utilisation du bois pour la cuisine sur les circuits touristiques contribue au déboisement. Limitez votre consommation, oubliez les feux de camp “de pyromane” sympathiques mais destructeurs. De notre côté, nous fournissons des gazinières à nos équipes.

Yaka, yapuka et yfoke : LES CONSEILLEURS NE SONT PAS LES PAYEURS

Une tendance (qui part d’un bon sentiment) de certains occidentaux en voyage dans des pays économiquement peu développés est de vouloir donner des conseils aux locaux pour améliorer leur condition de vie : “vous devriez faire une route, faire pousser des tomates plus grosses, installer une pompe solaire…”. On ne s’en rend pas toujours compte mais ces propositions sont rarement adaptées aux besoins réels des populations ou à leurs moyens. Et puis imaginez que certains des guides encadrent chaque semaine de nouveaux groupes… et entendent souvent les mêmes paroles. Un peu d’humilité et de retenue parfois …



Haut de page




© 2006 - 2007 l'Harmattan solidaire - création art'elis - mentions légales